ASSE 0–0 OM: Stéphane Ruffier, (a)droit au but
 
Face à l'OM, le gardien de but stéphanois a de nouveau sorti une prestation de grande classe, effectuant plusieurs parades décisives. Les Verts ont eu des occasions mais n’ont pas su forcer la décision pour enchaîner une deuxième victoire consécutive.
 
30 nov. 2016
 
 
Le calendrier infernal des Verts jusqu’à la trêve leur réserve des affrontements décisifs sur la scène européenne (Mayence, Anderlecht) et des matches de championnat musclés (Nice, Marseille). La réception de l’OM, trois jours après un succès convainquant à Angers (2-1), sonnait comme une opportunité pour les Stéphanois d’affirmer leur valeur intrinsèque face à des Marseillais en proie au doute alors qu’un projet, aussi neuf qu’ambitieux, vient à peine de voir le jour sur la Cannebière. Les deux plus beaux palmarès du football français s’opposent par des dynamiques contradictoires ces dernières saisons. Quand l’ASSE truste les places européennes; l’OM cherche à se stabiliser dans les premiers tiers du championnat. Ils se rejoignent toutefois dans leur popularité, sans doute unique en France, élément clé dans les matches entre Ligériens et Provençaux. Christophe Galtier le sait mieux que quiconque, lui le natif des Caillols, qui, il y a sept ans, affrontait son club formateur pour sa première dans le Chaudron en tant qu’entraîneur principal. A l’époque, c’était pour le maintien. Ce mercredi, c’était pour l’Europe. Hélas, les Verts n'ont pu atteindre leur objectif: se rapprocher du Top 5. Humiliés à Monaco (0-4) le week-end dernier, les Marseillais se ont rebellés dans le Chaudron où ils ont obligé l'ASSE à concéder le nul (0-0).
 
Sans Kévin Malcuit ni Léo Lacroix, suspendus, mais aussi sans Nolan Roux, blessé, Christophe Galtier modifiait une nouvelle fois son onze de départ. Kévin Théophile-Catherine retrouvait son côté droit et Pierre-Yves Polomat était titularisé sur l'autre flanc de la défense. Ole Selnaes, Jordan Veretout et Henri Saivet étaient tous trois associés dans le cœur du jeu, en soutien d’Oussama Tannane, Alexander Söderlund et Kévin Monnet-Paquet, chargés d’animer l’attaque stéphanoise. L’avant-match était marqué par un hommage aux victimes du tragique accident d’avion qui a ému la planète entière et emporté avec lui plus de 70 personnes, mardi dernier, à Medellin. Le club brésilien du Real Chapecoense était meurtri, endeuillé, alors Geoffroy-Guichard a envoyé du courage et du soutien, à quelques miliers de kilomètres de là. Les Stéphanois portaient un maillot spécial sur lequel figurait le logo de Chapecoense. Romain Hamouma si près du but... Même si les Verts mettaient de l’allant dans leur jeu en début de rencontre, grâce à Oussama Tannane, auteur d’une frappe non cadrée (5e), et Henri Saivet, servi idéalement par Pierre-Yves Polomat (15e), le meilleur stéphanois du premier acte était sans aucun doute Stéphane Ruffier. Comme souvent –ou plutôt, comme toujours- le gardien international faisait valoir son statut. Sur sa ligne, le Basque est imbattable, ou presque. Florian Thauvin et Bafé Gomis l’apprenaient à leurs dépens, même s’ils devaient déjà être au courant de la chose. « Ruff » sortait d’abord une frappe de l’ancien Vert en face à face (30e) avant de refuser l’ouverture du score au numéro 26 marseillais d’un arrêt spectaculaire sur une tête (36e) puis un autre, tout aussi décisif, après une mauvaise relance de Kévin Théophile-Catherine (45e). Peu auparavant, Fanni était revenu in extremis devant Oussama Tannane dans la surface (43e), alors que le Marocain avait été bien lancé par Saivet. A la pause, Stéphane Ruffier comptabilisait cinq arrêts, après 45 minutes exceptionnelles de sa part.
 
Kévin Théophile-Catherine effectuait un retour extrêmement important, pour débuter la seconde période, alors qu’Anguissa, lancé par Gomis dans la surface, s’apprêtait à frapper (46e). Le latéral droit adressait ensuite un centre pour Romain Hamouma, entré en jeu à un quart d’heure du terme, à qui il manquait quelques centimètres pour reprendre le ballon de la tête (77e). Au départ de l’action, une superbe ouverture du pied droit d'Ole Selnaes avait permis aux Verts de se déployer. Le Norvégien était toujours habile à la relance, gratifiant le Chaudron de quelques gestes de grande classe, mais son équipe devait serrer les dents face à des Marseillais qui réalisaient sans doute leur meilleure prestation de la saison. Pelé, face à Oussama Tannane (57e) répondait à Stéphane Ruffier, encore à la parade face au tir de Vainqueur (62e). Njie faisait passer un dernier frisson dans une soirée déjà froide dans le temps additionnel, d’un contre rapide mené sur le côté gauche et conclu par une frappe de l’extérieur non cadrée (90e+3). Ce point, compliqué, est bon à prendre.
 
Ligue 1
15e journée
 
Au stade Geoffroy-Guichard de Saint-Etienne, 25331 spectateurs
ASSE 0–0 OM
 
Arbitre : Benoît Bastien
Avertissement: Fanni (64e) pour l’OM
 
ASSE : Ruffier – Polomat, Perrin (C), Pogba, Théophile-Catherine – Selnaes, Saivet (puis Pajot, 70e), Veretout – Tannane (puis Hamouma, 75e), Söderlund (puis Nordin, 54e), Monnet-Paquet. Entraîneur : Christophe Galtier.
 
OM : Pelé – Hubocan, Rolando, Fanni, Sakai – Anguissa, Vainqueur, Lopez (puis Khaoui, 90e) – Cabella (puis Njie, 83e), Gomis (C), Thauvin (puis Alessandrini, 76e). Entraîneur : Rudi Garcia.

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